Collimation, pied d’astre, azimuts, éphémérides, culmination, méridienne, droite de hauteur, H.O.249… autant de termes que les utilisateurs de GPS n’utilisent plus, mais que les aficionados du sextant pratiquent quotidiennement !
Avec nos téléphones portables et autres sur IKESSO, nous avons 7 gps à bord, pas de risque de nous perdre ! Mais Cedric nous fait un point au sextant à midi au soleil, et reporte sur une carte papier… Bel exercice pour celui qui a appris sur les bancs de l’école mais n’avais jamais sorti un sextant sur le pont d’un voilier…
Nos prédécesseurs navigateurs utilisaient le sextant pour relever l’angle d’un astre, principalement le Soleil, au-dessus de l’horizon, et, après de savants calculs de trigonométrie et référence aux tables astronomiques qui indique la cartographie du ciel à une date et heure donnée, positionnaient leur navire sur le globe et la carte. Tout récemment, des courses organisées « à l’ancienne » autour du monde n’autorisait que ce moyen de navigation, les GPS étant proscrits à bord… A Jacaré également, nous avons rencontré Pierrick, un jeune français qui navigue en solo sans GPS ni téléphone satellite, libre avec les éléments… Bravo !
Avec la cyber-criminalité et les conflits qui se multiplient, le brouillage du signal GPS est une réalité qui peut affecter les plaisanciers, mieux vaux alors avoir une solution dans le tiroir de la table à cartes : un sextant et un peu de pratique !
Durant la transat retour, Cedric a régulièrement fait des relevés autour de midi, afin de définir la « Méridienne », et obtenir notre longitude, connaissant l’heure exacte de culmination du Soleil. Et avec l’élévation du soleil à cet instant, il pouvait estimer une latitude. Toute une cérémonie !!!
Mais parfois… il y a des nuages à midi et ça tombe à l’eau… la cérémonie est reportée au lendemain même heure, mais lieu différent !!!